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Revue de presse : la collection d'Ernest Cognacq avant l'ouverture du musée

La collection d’Ernest Cognacq avant l’ouverture du musée : de l’hôtel de l’avenue du Bois-de-Boulogne (actuelle avenue Foch) aux expositions de la Samaritaine de luxe (1925-1927)

Présentation

En 1925, Ernest Cognacq, dont la collection d’art du XVIIIe siècle est pour une grande partie constituée, prend des dispositions afin qu’elle puisse être présentée durablement au public. Conservée juqu’alors en lieu privé, dans son hôtel de l’avenue du Bois-de-Boulogne - actuelle avenue Foch - (comme le rappelle l’article de Jacques Baschet dans L’Illustration du 4 décembre 1926), celle-ci a désormais pour vocation d’être vue.

Dès le 20 janvier 1925, Ernest Cognacq rédige un testament mystique qu’il amendera à plusieurs reprises au cours des années 1926 et 1927, afin de léguer une partie de sa collection à la Ville de Paris. Il envisage d’abord un don au musée du Petit Palais puis se ravise le 13 janvier 1926. Il donne toujours une partie de sa collection, certes, mais le lieu d’exposition reste à déterminer. Quelques mois plus tard, le 4 octobre 1926, la décision est prise et l’installation aura lieu au 25 boulevard des Capucines, dans l’immeuble attenant au magasin de la Samaritaine de luxe. Bien informée, la presse se fait l’écho de ces choix et revirements, parfois à quelques jours d’intervalle près, et maintient donc le suspens quant au devenir exact de la collection. Elle couvre également de façon détaillée les quatre expositions successives qu’Ernest Cognacq organise au sein même du magasin de la Samaritaine de luxe à partir du mois de novembre 1925[1]

Outre des photographies, ces articles constituent la principale source d’informations sur ces expositions qui, dans une certaine mesure, ont préfiguré l’ouverture du « musée sur les grands boulevards ». Grâce aux nombreuses œuvres qui y sont reproduites, ils nous permettent également de mieux connaître quelques-unes des œuvres du XVIIIe siècle de la collection Cognacq qui n’ont pas été léguées au musée.

 

[1] La troisième exposition, à l’automne 1926, a notamment fait l’objet d’un article dont le musée ne conserve pas d’exemplaire : Paul Dirion, « La troisième exposition de la collection Cognacq à la Samaritaine. The Third Exhibition at the Samaritaine of the Cognacq Collection », dans La Renaissance de l’art français et des industries du luxe, octobre 1926, p. 573-576. Des œuvres du XIXe siècle de la collection Cognacq, non comprises dans le legs à la Ville de Paris, y étaient présentées.
 

Les articles

Revue de presse sur la collection avenue du Bois-de-Boulogne et sur les expositions dans les locaux de la Samaritaine de luxe, liste des articles :

La collection avenue du Bois-de-Boulogne

Jacques Baschet, « La collection Ernest Cognacq », dans L’Illustration, 4 décembre 1926, [14 p.].
 

Les expositions à la Samaritaine de luxe (ordre chronologique)

Maurice Feuillet, « Un musée sur les grands boulevards », dans Le Figaro artistique, 12 novembre 1925, p. 67-69. (Maurice Feuillet est également un collectionneur)

« Les merveilles de la collection Cognacq », dans Comoedia, janvier 1926.

Gabriel Boissy, « Les expositions Cognacq », dans L’Intransigeant, 13 janvier 1926.

« La collection de M. Cognacq », dans Le Gaulois, 14 janvier 1926.

« Le Petit Palais sera-t-il héritier ? », dans L’Intransigeant, 17 janvier 1926.

P. F., « La collection Cognacq », dans le Journal des débats, 17 janvier 1926.

« Aurons-nous un musée Cognacq ? », dans Paris-midi, 17 janvier 1926.

« Un musée Cognacq à Paris », dans Le Petit Parisien, 18 janvier 1926.

« Un musée Cognacq ? », dans La Croix, 18 janvier 1926.

« Cognacq Collection », dans Daily Mail, 23 janvier 1926.

« L’exposition Cognacq », dans Le Monde illustré, 23 janvier 1926, p. 55.

Maurice Feuillet, « Un musée qui se renouvelle », dans Le Figaro artistique, 25 février 1926, p. 307-309.

Pol Dirion, « La deuxième exposition d’art ancien à la Samaritaine », dans La Renaissance de l’art français et des industries du luxe, mai 1926, p. 290-294.[2]

Arsène Alexandre, « Sur quelques tableaux de la collection Cognacq », dans La Renaissance de l’art français et des industries du luxe, octobre 1927, p. 451-456.

 

 

[2] Remarque : dans ce texte de mai 1926, il est fait allusion à un autre article, détaillé et illustré, paru précédemment dans la même revue et téléchargeable depuis le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France : Arsène Alexandre, « Un musée unique sur les grands boulevards. An unique Museum on the “Grands Boulevards” », dans La Renaissance de l’art français et des industries du luxe, 1er janvier 1926, p. 47-52.

 

Pour aller plus loin

Accès, horaires, accessibilité

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