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Revue de presse : l’ouverture du musée Cognacq-Jay boulevard des Capucines en 1929

Le musée Cognacq-Jay conserve deux revues de presse quasi identiques, sous forme d’albums, constituées dès l’origine du musée. Elles regroupent des articles parus dans des périodiques français et étrangers (Chicago Tribune, Daily Mail…), entre mai 1929 et octobre 1934, mais se concentrent pour l’essentiel sur les mois de mai et juin 1929, alors que le musée est inauguré le 4 juin. La plupart des titres sont des quotidiens ou hebdomadaires généralistes français mais des articles tout à fait intéressants ont également paru dans des revues spécialisés, telles La Renaissance (suite de La Renaissance de l’art français et des industries du luxe) qui propose comme L’Illustration des reproductions photographiques des salles du musée ou La Revue de l’art ancien et moderne. Nombre de critiques sont aussi historiens d’art (Charles Mauricheau-Beaupré, René Chavance, Waldemar Georges…), Henri Clouzot est également conservateur au musée Galliera à cette époque. Seymour de Ricci, auteur du premier catalogue des collections du musée Cognacq-Jay, consacre un long papier au nouvel établissement dans le supplément artistique du New York Herald.

À travers l’article de Seymour de Ricci en particulier, cette revue de presse constitue une source de premier plan sur les origines du musée et les intentions muséographiques. Le témoignage de Gabriel Cognacq, petit neveu d’Ernest Cognacq, dans le Bulletin municipal officiel ou celui d’Édouard Jonas, premier directeur du musée Cognacq-Jay, dans La Liberté du 6 juin 1929, y contribuent aussi dans une moindre mesure.

Surtout, cette revue de presse nous renseigne sur la réception du projet d’Ernest Cognacq, avec des opinions parfois très divergentes[1]. Trois thèmes reviennent fréquemment. Le premier, très débattu, concerne le choix d’établir le musée Cognacq-Jay dans un bâtiment aménagé à côté du grand magasin de luxe fondé par Ernest Cognacq, sur un grand boulevard, dans un quartier très animé, et non dans un musée préexistant ou dans un hôtel. Le parti pris muséographique a également retenu l’attention de la plupart des critiques, à savoir le choix de présenter les œuvres dans des décors reconstitués, suivant le principe des period rooms, afin de les donner à voir et à comprendre de façon sensible dans des salons à l’atmosphère intimiste. Enfin, la collection réunie par Ernest Cognacq fait naturellement l’objet de nombreuses critiques, parfois négatives (la collection est jugée inégale, des attributions sont remises en cause, des sujets questionnés), bien souvent élogieuses (on souligne la présence d’œuvres d’artistes célèbres, issues de provenances illustres, la grande variété des techniques ou encore la rareté de certaines pièces dans les collections publiques françaises, telles les peintures ou les émaux de l’école anglaise) et nombreux sont ceux qui se félicitent de ce qu’elle reste en France pour en enrichir le patrimoine de façon notable.

 

La version numérique de la revue de presse ici proposée résulte d’une sélection d’articles puisés dans les deux albums du musée. Les articles brefs et redondants n’ont pas été retenus.

 

Consulter la revue de presse.

 

[1] Et pas nécessairement de bonne foi dans le cas par exemple de l’article féroce de Pierre du Colombier dans le numéro de Candide du 20 juin 1929, avec une caricature d’Édouard Jonas par Sennep. L’hebdomadaire Candide, fondé en 1924, était en effet antisémite, antimarxiste et antidémocratique. De façon générale, et à cette époque en particulier, l’orientation politique des titres influence pour partie les articles, ce qui n’empêche pas la justesse de certaines observations.

Pour aller plus loin

Accès, horaires, accessibilité

Musée Cognacq-Jay
8, rue Elzévir
75 003 Paris

Tél. : 01.40.27.07.21
Métro : Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau
Bus : 29, 69, 76, 96

Ouvert de 10 heures à 18 heures, du mardi au dimanche (fermeture de la caisse à 17h30). Fermeture le lundi et certains jours fériés : le 1er janvier, le 1er mai, le 8 mai, le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre, le 11 novembre, le 25 décembre.

En raison d’un manque de personnel, Le deuxième niveau est partiellement fermé au public le jeudi 27 avril.

Les musées de la Ville de Paris renforcent leur sécurité.

Nous vous remercions de bien vouloir ouvrir vos sacs à l'entrée et de montrer leurs contenus. Les bagages seront catégoriquement refusés.

Attention ! : Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

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