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YIA : Young International Artfair #7

Du 18 au 30 octobre 2016, le musée Cognacq-Jay est heureux de participer à la 7ème édition de la #YIA, pour une exposition hors-les-murs du festival. 

Seize jeunes artistes contemporains ont donc été invités par le commissaire de l'exposition Jean-Christophe Arcos à travailler autour des collections du musée et plus précisément autour du thème de sa prochaine exposition, intitulée  "Sérénissime! Venise en fête, de Tiepolo à Guardi" qui présentée du 25 février au 25 juin 2017,

LOUPS est un projet contextuel, dans la conception duquel la collection et les axes de travail du Musée Cognacq-Jay ont une place déterminante.
Un XVIIIe siècle vu par le XXIe, c’est en filigrane le propos de LOUPS – tout comme la collection du couple Cognacq-Jay* était un regard du XIXe sur le XVIIIe – et, dans ce mouvement de redécouverte, de relecture, voire aussi que la légèreté de trait ou de moeurs d’un Fragonard, d’un Jeaurat ou d’un Boucher dissimule en fait, comme dans un double fond qui serait pourtant exposé à la vue, et qu’il ne s’agirait que de s’accorder à voir, une puissance morale, un engagement politique (selon ce que ce terme pouvait recouvrir sous l’Ancien régime, les affaires de coeur et de cour mêlées), ou, pour Canaletto, Guardi ou Tiepolo, une documentation et une réflexion sur la situation de l’art dans ses techniques, ses références et ses marchés
internationalisés.
« Les oeuvres d’art établissent des relations entre les sujets, les objets et leurs représentations, entre le visible et l’invisible », comme l’écrit Christiane Paul, la conservatrice du Whitney Museum de New York au sujet de Clement Valla.
Quand ce dernier rejoue l’amphore dans un vocabulaire contemporain, celui de la digitalisation de l’oeuvre, n’est-ce pas un geste à rapprocher de celui qui guidait Saly pour son Faune au chevreau ou Clodion pour sa Bacchante ? Quand Hubert Robert imagine la Grande Galerie du Louvre en ruines en 1796, alors que la chute de la royauté a mis fin à ses fonctions de conservateur du Musée du Louvre, sa peinture n’a-t-elle pas une portée politique ? Les esquisses utopiques de
Claude-Nicolas Ledoux, qui construisit, en tant qu’Architecte du Roy, les portes des fermiers généraux, symboles de l’arbitraire fiscal de l’Ancien Régime, ne sont-elles pas le masque d’une conversion farcesque aux idéaux révolutionnaires ?

 

Le bal vénitien constitue l’apothéose de la mascarade : à l’opposé d’un carnaval, lors duquel le peuple renverse symboliquement et de façon éphémère l’ordre établi (selon des rituels d’encadrement très précis), le bal masqué est longtemps réservé une portion fine de la société, en l’espèce à la noblesse (encore aujourd’hui, lorsqu’un bal masqué est organisé, en janvier dernier, dans les canaux souterrains de Paris, la communication se fait par bouche à oreille et le ticketd’entrée quintuplant les tarifs habituels des discothèques parisiennes – et le bal des princesses, salle Wagram dit accueillir « le Tout-Paris de la noblesse noctambule »). Il y a un lien clair, évident, tautologique, entre le bal masqué et le secret de la domination – secret sur lequel nous gardons la bouche et les yeux grand fermés (Eyes Wide Shut). L’entre-soi est le sceau du bal masqué.
On pourrait même voir dans les personnages récurrents des bals masqués populaires un renversement d’un soir de cette domination : chacun-e peut être, le temps d’un soir (pour la Compagnie Créole par exemple) Joséphine, Cendrillon (wannabe
princesse), Napoléon, Casanova… avant d’être renvoyé à sa condition.

 

Ces deux éléments de réflexion, la relecture et la domination, constituent les ancrages de la proposition LOUPS dans l’histoire de la collection et du musée et dans la thématique du bal vénitien, adoptée par Cognacq-Jay pour 2016.
Ainsi, LOUPS constitue une exposition cohérente avec son temps et les artistes de son temps, cohérente en elle et cohérenteenfin avec le lieu qui l’accueille, dont, comme le grand comble du musée où elle prendra place, elle est un prolongement, un étage supplémentaire.

Jean-Christophe Arcos, commissaire de l'exposition

Accès, horaires, accessibilité

Musée Cognacq-Jay
8, rue Elzévir
75 003 Paris

Tél. : 01.40.27.07.21
Métro : Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau
Bus : 29, 69, 76, 96

Ouvert de 10 heures à 18 heures, du mardi au dimanche (fermeture de la caisse à 17h30).
Fermeture le lundi et certains jours fériés : le 1er janvier, le 1er mai, le 8 mai, le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre, le 11 novembre, le 25 décembre.
Fermeture du musée à 17h le 24 et le 31 décembre.

Les musées de la Ville de Paris renforcent leur sécurité.

Nous vous remercions de bien vouloir ouvrir vos sacs à l'entrée et de montrer leurs contenus. Les bagages seront catégoriquement refusés.

Attention ! : Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.


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